J’emmène Irina dans un appartement prêté par un ami parti pour trois mois croiser les océans entre copains. Coup de chance, il y a de la vodka au congélo. Je sers deux verres et la retrouve dans la chambre, dénudée et n’ayant gardé que ses sous-vêtements. Un soutien-gorge noir en dentelle, peinant à dissimuler une magnifique poitrine qui ne demande qu’à jaillir ; et un shorty assorti. Le paroxysme de la sensualité triomphant sur les vulgaires strings arborés ici et là.

 

 

Irina me tourne le dos, refermant la fenêtre et cambrant ainsi son dos. Sa chute de reins manque de me faire renverser la vodka sur le parquet et le galbe de ses seins m’anime déjà. D’un pas lent et assuré, elle s’allume une cigarette, se saisit de son verre et allume mon ordinateur posé sur le bureau :

- J’ai toujours rêvé de voir travailler un écrivain !, dit-elle.

C’est bien ma veine ; mon cerveau dépasse de mon boxer et je n’ai pas réussi à écrire une ligne depuis des mois. Et Irina (une de ces femmes qui prouvent que si Dieu existe, il est un artiste) me demande d’écrire pour et devant elle. Je vais m’installer. Elle dépose son pied de dominatrice sur la chaise et ajoute :

- Nu !

 

Evidemment, me dis-je. Sinon, ce n’est pas drôle. Je me déshabille avec la timidité d’un écolier et prend place devant la page blanche que je scrute si souvent avec angoisse. Mes doigts tapotent nerveusement le clavier et alignent des mots, des phrases sans sens… qu’elle ne lit pas. Elle se glisse avec la grâce d’une chatte sous le bureau et court-circuite toute concentration par des jeux de langues remontant du dessous de mes genoux à mon aine. Elle ne touche pas mon sexe, l’effleure, le souffle et le frôle. Elle joue de longues minutes ainsi.

 

 

Puis Irina bondit hors du bureau, renverse ma chaise et me plaque au sol. Ses sous-vêtements ont disparu et elle se frotte contre moi. J’entreprends enfin de la saisir par la taille et de renverser le rapport. Je l’embrasse à pleine bouche, la prend fermement et la pénètre à même le sol. Elle se retourne, se débat mais gémit, soupire, cris et ris. Elle tente de nous relever mais je demeure en elle, mes lèvres arrachés entre ses dents. Sa cambrure au creux d’une de mes mains, ses cheveux tirés en arrière dans l’autre, je la plaque contre la porte vitrée de la chambre et la soulève complètement. Elle tape dans la vitre, dans les murs et dans mon dos. Entre ses spasmes et ses « encore », elle parvient enfin à me rejeter sur le lit et tombe par terre.

 

 

Je me cogne contre la table de nuit, elle contre l’écran plat qui choit. Une seconde d’inquiétude. Puis un immense éclat de rire. Elle remonte sur le lit à quatre pattes avec sa démarche féline, avant de me présenter ses cuisses afin que j’y fasse jouer ma langue et ma flamme. A pleine bouche, je pénètre son antre ruisselante tandis qu’elle me rend la pareille avec une habileté effrayante. Mes mains sur ses hanches et ses seins, les siennes sur mes cuisses et mon bas ventre, nous continuons ce jeu de salauds jusqu’aux ultimes tremblements qui nous retournent et nous annihilent.

 

 

Nous nous effondrons de fatigue, l’un contre l’autre, toujours en sens opposés. Sans bouger. Prêts à s’endormir… après avoir récidivé.

 

 

 

 

 

 

 

Idée n°2
Tirer les cheveux d’une femme qui n’aime pas cela peut être dangereux pour la santé.



Partager cet article :


Partager cet article sur Facebook