Lundi 8h dans les starting-blocks. Je déborde d’énergie malgré un pathétique 2km/h, coincé dans les bouchons. Je fume clope sur clope avec un Redbull. J’ai les doigts qui puent la cyprine et je fuis le regard des autres automobilistes à peine réveillés. Je vous emmerde tas de zombies salariés, endettés, énervés et pire, mariés. J’ai baisé toute la nuit sans m’arrêter. Et je vous emmerde !

 

Lundi 15h. J’ai un peu travaillé. Un peu dormis. Mais pas assez les deux. Aurélia m’attend chez elle, habillée d’une petite nuisette. Chômeuse profiteuse au cul bombé, elle m’offre six cafés pour tourner autour du pot. Six cafés que j’agrémente de whisky pour nous faire vaciller jusqu’à ce qu’elle tombe, comme maladroite, sur mon sexe bien dressé pour elle. Deux coups. Deux très mauvais coups.

 

Mardi. Je me suis réveillé en retard. Je suis arrivé en rendez-vous en retard. Un créatif en retard est plus crédible – mais désagréable. J’ai essayé de brancher la secrétaire. Ça n’a pas marché. J’ai souris à sa collègue. Ça n’a pas marché non plus. J’ai juste dis « bonjour » à leur directrice de projet. Elle a cru que je la désirais. Elle est immonde. Je sors de rendez-vous à midi et dois filer chez Stéphanie, trentenaire mariée qui s’offre une pause dèj extra dans un hôtel. D’habitude, je suis pour la paix des ménages. Mais Stéphanie a le sourire, le regard, les petits seins, les hanches et le verbe auxquels on ne dit pas « non ». Jamais.

 

Stéphanie est magnifique. Elle n’aime pas perdre de temps. Elle me dévore la bouche, le torse et le reste. Je n’ai pas le temps de la déshabiller, elle le fait seule. Elle aime sucer, sucer, sucer, et avaler. C’est son plaisir. Il ne faut pas le lui enlever. Puis elle aime re-sucer, se faire lécher. Et se faire bien prendre. En levrette, le cul en l’air et la nuque par terre. Le côté préprogrammé de la chose retire un charme fou. Mais je m’exécute. Il est 13h22. Elle est en retard. Pas de deuxième round.

 

Mercredi. Rien.

 



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