Depuis hier et jusqu’à jeudi se tient entre les murs de Sciences Po la troisième édition de la Semaine du Genre et des Sexualités. Petit retour sur l’historique d’une manifestation essentielle et programme des festivités.
C’est en 2010 qu’un groupe d’étudiants en master à Sciences Po organise la première Queer Week, une initiative unique en France et directement inspirée de la pratique américaine du même nom. Une semaine est alors consacrée aux questions de genre et de sexualités et permet d’apporter un éclairage nouveau sur ces problématiques faisant encore trop souvent l’objet d’idées préconçues, conscientes ou non, freinant la réflexion et donc la remise en question des normes véhiculées en la matière.
C’es la Queer Week est, je cite, « née d’un désir de faire naître un intérêt pour l’étude de ces questions, que ce soit par le biais des sciences sociales, de l’économie, de la philosophie ou encore de l’érotisme ».
Cette année, l’édition est intitulée « Dur à Queer » et nous invite à nous interroger sur l’existence d’un discours dominant en termes de genre et de sexualités, sur son impact sur notre identité, ainsi que sur la construction, possible et effective, d’espaces de résistance à ce discours. Elle est marrainée par Céline Sciamma, réalisatrice du film Tomboy, sorti l’an dernier sur nos écrans.
Au programme, quatre conférences, trois ateliers ludiques, un film, un documentaire, une exposition photo, un stand de livres et une performance artistique, pour quatre jours pour nous confronter aux différences et à une pensée alternative sur ce qui nous définit. Quatre jours de réflexion sur nous-même et notre rapport aux autres.
Lou K.
via « Queer Week Sciences Po – La Page Facebook »
Retrouvez l’intégralité du programme et des infos utiles ici.
Et pour consulter le site officiel de l’événement, c’est par là.

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